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Burn-out , le nouveau mal du siècle ?

Burn-out , le nouveau mal du siècle ?

Le burn out, touche un nombre croissant  d’employés, sans qu’il ne soit officiellement reconnu comme maladie. Si les causes sont diverses, les séquelles sont, elles, bien réelles pour la personne touchée et pour l’employeur.

 

Ce phénomène du burn out devient un sujet de préoccupation pour les DRH des entreprises. La problématique s’est insérée aux les discussions formelles. «Le burn out est pris en compte au sein du comité Responsabilité sociale des entreprises (RSE), » - déclare Norman Fisch, secrétaire général de l’Institut national pour le développement durable et la RSE. Il ajoute que cela fait huit ans qu’ils se sont attelés à mettre l’entreprise en lien avec l’aspect prévention et médecine du travail ; qu’il y a de plus en plus de personnes concernées, aussi parce qu’il est mieux décelé. Même remarque pour Nora Back, secrétaire centrale pour l’OGBL: «Beaucoup de managers n’ont pas été formés mais ils manquent d’empathie. C’est une des causes majeures du burn out, avec le stress, une charge de travail de plus en plus importante et un manque de personnel.»

 

Tous les acteurs mettent en évidence que le burn out n’est pas officiellement reconnu au Luxembourg. Pour le Dr Patrizia Thiry, directrice de l’Association pour la santé au travail du secteur financier, ce syndrome n’est pas lié à l’environnement de travail: «Il faut le voir comme un accident de parcours.» Les entreprises se rendent-elles compte du phénomène? «Disons qu’elles n’ont pas eu le choix, après un cas, deux cas, le burn out s’est imposé.» Sur les 36.000 employés couverts par l’ASTF, 200 cas ont été répertoriés. «La digitalisation fait que nous sommes joignables 24 h sur 24, c’est une grande partie du problème, ajoute le Dr Thiry. Il faut un droit à la déconnexion ». Christophe Knebeler de la LCGB, constate que Le burn out est la résultante d’une multitude facteurs, mais qu’il faudrait une base légale pour le considérer comme une maladie. Le sujet a récemment fait l’objet d’un colloque créé par la Fondation Hopitaux Robert Schuman. Son Gesondheets-Zentrum a mis en place une prise en charge en ambulatoire via le programme Protea, affaire à suivre.