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Hautement qualifié ? Le Luxembourg recrute !

Hautement qualifié ? Le Luxembourg recrute !

Pour la neuvième fois l’ABBL et la Fedil dévoilent une enquête sur les perspectives d’embauche dans les entreprises. Sans surprise, la capacité d’embauche dans le secteur des TIC est élevé, mais uniquement pour des candidats qui ont eu une bonne formation universitaire.

Pour les deux ans qui viennent, l’enquête a répertorié l’intention de 698 embauches pour 118 entreprises sondées, dont 31% pour remplacer les départs et 69% pour occuper de nouveaux postes. Mais autant les remplacements (5,9% contre 3,5%) que la part des créations de postes (69% contre 65%) sont en hausse depuis la dernière enquête de 2016.

À noter que le nombre d’entreprises participantes a baissé petit à petit ces dernières années. La CLC n’en fait plus partie, mais en nombre d’emplois relevés, l’enquête est stable avec 46.958 emplois, un chiffre qui se maintient comparé aux précédentes enquêtes.

Si l’enquête prouve que le Luxembourg reste un pays créateur d’emplois, elle montre également qu’il s’agit d’emplois à hautes qualifications. Le niveau bac+3 est le minimum exigé dans 93% des cas, et les formations universitaires sont les plus demandées avec 73,9% des prévisions. Parmi celles-ci, les diplômes universitaires les plus spécialisés des niveaux master/doctorat sont nettement recherchés (41,4%), encore plus que les bachelors (32,5%).

Claude Meisch,  le ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, a rappelé que le Luxembourg avait fait des efforts pour implémenter des formations appropriées à tous les niveaux de l’enseignement, du brevet technique au master à l’université. « C’est un défi de garder des contenus en adéquation avec les besoins du marché du travail. C’est pourquoi nous avons mis en place un Conseil national des programmes pour veiller à ce que les programmes restent axés sur la vie réelle du marché du travail avec des intervenants extérieurs. »

Nicolas Schmit, le ministre du Travail, a confirmé ces statistiques avec les chiffres de l’Adem, une tendance pour une forte demande dans les compétences du secteur TIC. Mais c’est aussi une tendance qui touche tous les secteurs qui demandent des formations supérieures, au minimum bac+3. « Il faut développer, en plus de la formation initiale, des formations ‘lifelong learning’ pour s’adapter et développer ses compétences », a rappelé le ministre.

Parmi les emplois les plus souhaités, on trouve les programmeurs et autres développeurs, puis chefs de projet informatique ou encore administrateurs système.

Un site internet a été créé en 2016, il a été enrichi de vidéos d’interviews de trois dirigeants d’entreprises actives dans le domaine des TIC.